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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /Oct /2009 17:24

Vivement le quatorze février,

C’est la fête des amoureux !

Chacun le vit en aventurier,

En compagnie de l’allié bienheureux,

C’est devenu dès lors coutumier,

Chez Valentin et Valentine tous deux.

********

Chacun d’eux, empruntant son chemin,

A la recherche d’un objectif.

Ils finiront par trouver un dessein

Qui prouvera l’amour décisif.

Jeunes et vieux, dans le même bain.

Poussés par ce vent attractif

Et sérieusement touchés par le chagrin.

*******

Pour en cueillir des fleurs,

Nous dégringolons les prairies.

Tous, nous sèmerons dans les cœurs,

La tendresse, point de jalousie.

L’amour est un bienfaiteur,

La guerre n’est que tragédie.

********

Combien de siècles se sont écoulés,

Que l’histoire, à présent, a réunis.

Ils sont, au fond de l’amour, plantés,

Epris, ils ont fait l’objet d’un récit ;

Combien de cas pareils, éprouvés,

Que nos mémoires relatent en série.

********

Antar et Abla sont un conte,

Chabane et Dhrifa Oujajih aussi.

De Qeïs et Leïla, on raconte,

Ainsi que de Roméo et Juliette unis.

Que Saïd et Hizya ne déchantent,

Symbole des nomades en furie.

Quant à l’histoire toute récente,

C’est bien celle de Fadhma et L’Hesnaoui.

Celle d’Ahcène et Zivka représente

Un mythe naissant ces jours-ci.

********

L’histoire de Van Gogh est légendaire,

Il ne s’est jamais produit de pareille.

Il se croit tellement déplaire,

Que sur lui, sa bien aimée ne veille.

Une fois ses requêtes ne sont plus salutaires,

Il décida de trancher son oreille.

********

Chacun formule des vœux préférés,

Le choix pour eux n’est guère difficile.

Quant à moi mes frères, je suis troublé,

Qui peut me servir de témoin utile ?

Toute chose sur laquelle mon regard s’est posé,

Se métamorphose de suite et devient futile,

Ou bien, à mes yeux, s’avère insensée!

******

J’ai trié avec soin des merveilles,

Que j’ai destinées à ma bien aimée.

Dans une main, une fleur sans pareille,

Avec l’autre, quelques vers que j’ai rimés.

Sur du papier, je claquerai sa beauté vermeille,

Avec de l’argile, je ferai son portrait.

Sur ses genoux, je viderai ma corbeille,

J’ai des choses à dire, le temps me le permet.

Mon amour, je l’étalerai en plein soleil,

En scénario, je l’adapterai,

Et nos rôles ne seront que merveilles !

*********

C’est le quinze Février,

Nous sommes rentrés dans l’histoire.

On est à présent identifié

Et doté d’un nom évocatoire,

Ce qui était dans l’ombre est maintenant étalé,

Ayez Ahcène et Zivka en mémoire.

*******

Je te prie Saint Valentin

Je te prie Sainte Valentine

Je te prie, toi Qeïs,

Je te prie, toi Leïla

Je te prie, toi El Hasnaoui.

Je te prie, toi Fadhma

Je te prie, toi Saïd,

Je te prie, toi Hizya

Je te prie, toi Chabane,

Je te prie, toi Dhrifa,

Je te prie, toi Roméo

Je te prie, toi Juliette.

Nous nous joignons à vous,

Epargnez-nous le ridicule.

Vous avez souffert beaucoup,

A présent, nous aussi, on brûle.

On est montré du doigt tel un loup,

Qui dirait un criminel ou une crapule.

Du pan de votre manteau, couvrez-nous,

En vous, les bénédictions pullulent.

De grâce, de grâce, protégez-nous,

Que de Baraka, votre âme dissimule.

Par lounes ajennad - Publié dans : culture - Communauté : La communauté des communautés
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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /Oct /2009 17:19

Pour que tu ne trembles plus

Main lasse des nécrologies

Pour que tu ne sanglotes plus

Plume échancrée

Désormais je dessinerai le soleil.

Quand, dans les abysses de la fin,

Tombera une énième étoile

Du firmament des apatrides,

De là-bas ou d’ici,

Affres de l’exil

Celui des hommes vrais

Qui vomissent sur la servitude

Celle des renégats

Et celle des mesquins appétits.

 

Pour que tu ne trembles plus

Plume trop endeuillée

À l’idée que la mort et l’oubli

Prennent à l’âme

Une à une nos plus brillantes étoiles.

Pour que, désormais, tu défies la solitude

La mort et l’oubli.

Désormais, plume lasse des nécrologies

Sous l’égide des Rebelles,

J’entonnerai l’hymne de la graine semée

En silence

Sur une autre nouvelle tombe.

Désormais, ma plume est écartelée :

Elle ne veut plus dire après le trépas

La bravoure des poètes exilés

Qui, de l’empyrée,

Se gaussent de nos fatras

   
Par lounes ajennad - Publié dans : culture - Communauté : La communauté des communautés
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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /Oct /2009 17:16

Depuis longtemps nous n’avons pas vu

Une vie aussi brisée que la sienne

Yidir n'a cherché querelle à personne

Pourtant ses biens sont dilapidés

Et ses voies occupées par l’ennemi

Pour Yidir Afir a tremblé.

 

Puisqu'on chante ta jeunesse

Peuple résiste

Dieu s'est fait des émules

Il  observe de là-haut

Et fait tout le contraire

À nos vœux : le mur.

 

Du seuil

Il  veille sur son bien

Pendant que les gens amassent des fortunes

Yidir est sans toit

Tel un orphelin dans les soucis

Qui a pour ami le malheur.

 

Malmené par la vie,

Sa chance à peine apparue échoit à un autre

Malgré tous ses efforts

Il  reste sans but

On eût dit que ses voies sont cachées

Ou retorses.

 

Certains hommes au coeur pur

Se laissent pousser la barbe

Et. briment leurs semblables

Car ils se disent maîtres des cieux

Mais notre marche n'est pas un jeu.

 

Par lounes ajennad - Publié dans : culture - Communauté : La communauté des communautés
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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /Oct /2009 16:51

L’association culturelle At Qodhia du village Adrar, dans la commune d’Aghrib (à 45 km au nord-est de la ville de Tizi Ouzou), organise, à l’occasion de la célébration de la Fête nationale de l’indépendance et de la jeunesse, un colloque sur Ahmed Ouguenoune, un des animateurs, dans les années 1930/40, du mouvement national contre le colonialisme français. Ce militant activait en France, à Alger et dans sa région natale, Ath Jennad.

L’objectif pour l’association est “d’exhumer” le nom de cet emblématique homme historique, principal organisateur, dit-on, de la manifestation du 1er mai 1945 à Alger pour revendiquer le droit des Algériens à l’autodétermination, comme le rapportent d’émérites historiens dans leurs divers livres, tels que Hocine Aït Ahmed, Benjamin Stora, historien français, ou feu Idir Aït Amrane. Depuis 1936, rapporte-t-on, Ahmed Ouguenoune était adhérent de l’Étoile nord-africaine (ENA) à Paris. Ouvrier dans ce pays et ayant épousé une Française, Ahmed Ouguenoune, autodidacte de formation, y militera encore dans les rangs du Parti du peuple algérien (PPA), avant de retourner en Algérie à la fin des années 1930 et aux débuts des années 1940. Né en 1904, Ahmed Ouguenoune est décédé en 1945 des suites des tortures subies. “Pendant la Seconde Guerre mondiale, Ahmed Ouguenoune transforma son café à la rue Boutin, au cœur de la Casbah d’Alger – à proximité de la mosquée Ketchaoua, ndlr – en lieu de rendez-vous des militants nationalistes. Incarcéré moult fois pour ses activités politiques, il entonnait souvent "Fi Serkadji" (à la prison de Barberousse), une sorte de complainte de bagnards égrenant les souvenirs de ses passages dans les cachots coloniaux français. Principal organisateur de la manifestation du 1er mai 1945, à Alger, Ahmed Oueguenoune sera arrêté et atrocement torturé pendant trois semaines, avant de le ramener, mourant, à son épouse. La rue Boutin, cela signifie la petite boutique d’Ahmed Ouguenoune (…). Ce petit commerçant tient sa ruelle, et sans doute tout le quartier, sous son contrôle politique. C’est à son contact que nous découvrirons peu à peu l’histoire du PPA, notamment à travers les récits de ses détentions (…)”, dira de lui encore Hocine Aït Ahmed (Mémoires d’un combattant, pp. 29-30). Idir Aït Amrane écrit, dans son ouvrage Ekker a-mmis u-mazigh, pp. 31-32 : “(…) Il était (Ahmed Ouguenoune) très généreux, et chaque fois que nous allions chez lui (rue Boutin), le café était gratuit ! Avec Si Omar, Laïmèche, Ould Hamouda, Aït Ahmed et Si Ouali (Benaï), nous passions de longues heures à commenter les évènements et à discuter politique, histoire et linguistique. (…) Lorsque je tombais malade, victime d’une hémoptysie, cet homme au cœur compatissant m’envoya un billet de 1 000 francs pour m’acheter des ampoules de calcium injectables. Lorsque je suis revenu quelques mois après pour les lui restituer, on m’annonça qu’il était décédé. Il avait été arrêté par la police au cours de l’été. Soumis à la torture, sa santé fragile n’avait pas résisté.”
Enfin, dans le contexte de cet hommage, sept associations activant dans la région des Ath Jennad ont convenu, avec le président de l’APC d’Aghrib, du programme de déroulement de cette activité qui se tiendra respectivement à la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou les 1er et 2 juillet, à Alger le 3 juillet et, les 5, 6 et 7 du même mois, au village natal du martyr, et à Aghrib, chef-lieu de la commune. Dans ce contexte, un cross national est prévu sur le circuit de la localité de Fréha, commune voisine. Celui-ci rassemblera des athlètes scolaires, ceux de la DJS, ainsi que des sportifs amateurs de la région. Par ailleurs, l’association prévoit de projeter un film documentaire qu’elle a réalisé récemment avec des témoins encore en vie, rescapés de la bataille du 22 octobre 1959 au lieudit Tachivount, théâtre de l’opération situé entre les villages Aghrib et Tala Tegana.   À signaler que Benjamin Stora a reçu, fin avril dernier, le président de l’association At Qodhia, Boussad Aggoun, et des membres de la famille d’Ahmed Ouguenoune, après avoir donné une conférence au Centre culturel français à Alger. Il y a promis alors à ses hôtes qu’il reviendrait en 2010, vers la même période, pour animer des conférences dans d’importants centres urbains en Algérie, notamment en Kabylie. Il se serait engagé, selon notre interlocuteur, d’apporter ce dont il dispose comme “modeste” contribution pour l’histoire de la Révolution algérienne.

Par lounes ajennad - Publié dans : hitoire - Communauté : La communauté des communautés
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Samedi 4 juillet 2009 6 04 /07 /Juil /2009 14:28
La cause de la disparition tragique de Meksa, l’artiste kabyle au succès posthume époustouflant, survenue le 30 octobre 1988, à Créteil en banlieue parisienne, demeure des plus obscures et la version officielle qui l’assimile à un banal accident de la route ne convainc personne, surtout pas les membres de sa famille qui l’ont contestée illico. « Il y a des indices qui prouvent que la disparition d’Abdelkader Meksa est bel et bien préméditée », déclarait à l’époque son frère.

Ce n’est pas seulement la famille de Meksa qui récuse cette version, mais nombre d’observateurs expliquent qu’il s’agit d’un assassinat camouflé et c’est en grosso modo le « verdict de l’enquête populaire ». Une enquête minutieuse doit par conséquent être menée sans tabous pour faire toute la lumière sur la mort d’un artiste qui a eu le tort d’être fier de ses origines et de les défendre farouchement.

Meksa devait sans doute faire l’objet d’intimidations et peut-être de menaces racistes. « Je souhaite vivement retourner dans mon pays natal pour en finir avec l’humiliation raciale », répondait Meksa en 1983 à une question d’un journaliste.

Rappelons que Abdelkader Meksa est né le 04 juin 1954, à Mira, commune de TIMIZART (Tizi-Ouzou). Il quitte avec sa famille son village, à l’âge de six ans pour s’installer à Blida, ensuite à Bologhine (Alger) avant de s’installer en France. Dans une musique "moderne" le distinguant et épousant parfaitement les beaux textes, souvent puisés du riche patrimoine littéraire oral kabyle (dictons, contes, coutumes, etc.), ajouté à sa belle voix, Meksa nous emmène vers des espaces magiques. Ses Chansons : « Loundja », « Zelgoum », « Anzar », « Asif », « Timecret », et j’en passe, demeureront éternelles même si l’auteur a quitté le monde des vivants à la fleur de l’âge. Le succès de ces œuvres venu un peu tard s’explique sans doute par la modestie de Meksa qui n’a pas cherché après les tapages médiatiques. L’artiste repose dans le cimetière de son village à côté de sa mère.

Par lounes ajennad - Publié dans : culture
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